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Hongrie: quand la guerre des affiches fait rage...

S’il est un secteur qui devrait en principe fleurir en Hongrie, c’est bien celui des industries du papier et de l’imprimerie (accessoirement, de la colle). Du moins à en juger par ces campagnes d’affichage qui font rage, ces temps-ci, à Budapest. Le phénomène n’est pas nouveau, certes, mais il prend depuis quelque temps une ampleur impressionnante. On en voit partout.

Après les campagnes anti-migrants, puis anti-Bruxelles lancées ces dernières années par le gouvernement,   c’est maintenant Soros qui en est devenu la cible. Soros, on le sait, ce milliardaire juif américain d’origine hongroise qui finance maintes associations de par le monde. Accusé notamment de prendre la défense des migrants. Pour le coup, la campagne est montée d’un cran: toute la ville couverte d’affiches, du métro aux murs de la ville en passant par les arrêts d’autobus et de tram. (Rien qu’à ma station, j’en  ai comptées 16 d’un côté, 17 de l’autre tout le long de l’escalator...). Soros y est représenté goguenard (bref, la caricature du juif rigolard et roublard..) avec, pour légende: „Ne laissons pas  Soros rire en dernier lieu”. Lá dessus, réplique immédiate de l’opposition. Paradoxalement représentée par son parti d’extrême droite, le Jobbik, pourtant guère favorable à Soros et non réputé pour être particulièrement philosémite... Avec le texte suivant: „Vous travaillez. Ils vous volent. Donc pas d’argent  pour la santé (variante: l’enseignement).” Ornées des photos du Premier ministre et d’un de ses oligarques protégés.

   

 

Réplique immédiate du gouvernement: faire voter une loi interdisant aux partis politiques de procéder à des affichages publics en dehors des périodes de campagne électorale. Loi qui fut dans un premier temps retoquée par le Parlement, car n’ayant pas obtenu, à une voix près, la majorité des deux tiers requise par la Constitution. Qu’à cela ne tienne! La loi fut relookée en „Loi pour la protection du paysage urbain” et put donc ainsi passer sans problème sur majorité simple.  OK. Mais... voilà-t’y pas, que, ces deniers jours, la ville se voit à nouveau couverte d’un contre-affichage. Émanant, cette fois, non des partis, mais d’un mystérieux anonyme. Avec la légende suivante: „Un peuple, ça ne peut se voir interdire, mais un gouvernement, ça  peut se voir renverser”. Prochaine étape, donc: amendement à la loi qui étendra l’interdiction aux personnes privées. A suivre. Le hic: n’étant pas parti politique, le gouvernement conserve toujours son droit d’affichage, sous prétexte  d’informer la population (traduction: „Citoyens, rassurez-vous! Nous vous protégeons contre nos ennemis de l’extérieur”).

     

         Jobbik                                              Anonyme          

Le plus cocasse: les affiches anti-Soros ont été retirées en catastrophe sur instances du gouvernement (en priorité sur la voie d’accès à l’aéroport). Et oui! Mais pourquoi donc? Tout bonnement à la veille des championnats du monde de natation et sports nautiques qui se tiennent actuellement à Budapest: que les journalistes étrangers ne les voient pas (1).  Que l’on se rassure: des proches de Viktor Orbán viennent de déclarer que ce n’est que partie remise en attendant une reprise de plus belle pour l’automne. Le Pemier ministre venant lui-même d’y faire allusion (2).

J’avoue pour ma part attendre la suite avec impatience. Un avantage, au moins, quel que soit le contenu de ces placards: cela nous épargne provisoirement, du moins en partie, de ces  affichages publicitaires dont on nous matraque sans cesse. La réaction de la population? D’après ce que j’en vois: plutôt blasée, presque indifférente, voire un peu amusée pour certains... (Il faut dire que, à la différence de la province majoritairement favorable à Viktor Orbán, la population de la capitale, d’après un récent sondage, placerait l’opposition „démocratique” devant la coalition Fidesz-KDNP, soutien du gouvernement  (3) ).  

Que l’on ne m’accuse pas ici à nouveau de vouloir insidieusement prendre parti. D’autant que Soros ne passe pas à mes yeux pour être un ange. Encore que, par le passé, il ait largement couvert le pays de dons (4). Je me borne à réagir en spectateur, mi agacé, mi amusé.  Et reconnaissons au moins à cette campagne un avantage: pour beaucoup, la majorité, qui n’avaient jamais entendu parler de ce George Soros, cela lui fait un peu de pub gratuite (mais onéreuse pour le contribuable hongrois: 50 millions d’euros - 16 milliards de forints - en cout cumulé).

Décidément, on ne s’ennuie pas par ici....

(Amateur d’opéras, je repense ici à „La Grande duchesse de Gérolstein”. Pour le coup, je tire mon chapeau aux acteurs de la vie publique hongroise qui surpassent en imagination les librettistes d’Offenbach.)

Le lecteur jugera par lui-même....

 

PW – 23 juillet 2017

 

(1):  certains rappellent à ce sujet que les autorités nazies en firent autant à la veille des Jeux d’hiver de Garmisch en 1936. Je me garderai bien, pour ma part, de faire tout rapprochement...

(2): discours prononcé le 22 juillet à Tusnádfürdő, Transylvanie („Nous pourrons nous montrer encore plus durs”) où il a au passage accusé la Commission de Bruxelles de se laisser mener par le bout du nez par George Soros.

(3). A 35% contre 27 %. Ceci dit, une opposition totalement désunie qui n’a guère de chances de renverser la majorité actuelle, sauf miracle. (Sondage Republikon. 29 juin-3 juillet)

(4). Dont un don de 100 millions de dollars en soutien aux victimes de la tragédie des boues rouges (2014) et le financement de nombreuses bourses (dont profita entre autres Viktor Orbán, alors qu’il était encore étudiant.)

Hemingway: „Paris est une fête”.... Vraiment?

Ce 21 juillet, nous commémorons la naissance d’Ernest Hemingway. Un géant, dont on n’aura cesse d’admirer les immortels chefs d’oeuvre, tel „Pour qui sonne le glas” qui inspira un si merveilleux film. Moins connu, par contre, est son récit autobiographique  „Paris est une fête (A moveable feast)” (1). Écrit sur la fin des années cinquante,  Hemingway y relate les années de sa jeunesse dans le Paris d’avant-guerre. Grand amoureux de notre capitale ... et des femmes (ce qui revient presque au même...), il  nous y confie de façon émouvante son attachement pour Paris. Certes... Mais qu’en est-il aujourd’hui. Qu’en dirait-il lui-même? Hmm !

 

 

 

Il est courant, de nos jours, d’entendre nombre de ses habitants exprimer leur dépit de voir leur ville dénaturée, ayant perdu de son charme d’antan. Envahie au pas de course par des hordes de touristes pressés, ou encore par des bandes de loubards qui opèrent régulièrement des descentes du côté des Champs ou ailleurs. Autre son de cloche: Elisabeth Lévy qui, dans un récent papier, accuse nos autorités d’avoir „transformé presque complètement la ville de Gavroche et de Proust en terrain de jeux pour bobos innovants” (2).

Bobos ou loubards? Il faudrait savoir... Et bien, oui: les deux! Certes, mais est-ce vraiment nouveau? Ce qui fait précisément, du moins à mes yeux, l’un des charmes de Paris est qu’elle est sans cesse en mouvement, non figée, telle une Venise placée sous cloche. Bref, qu’elle vit. Bobos nantis et bien pensants? Oui, surtout lorsque l’on assiste à cette hausse effrénée des prix de l’immobilier. Loubards, mauvais sujets? Oui également. Pour qui aura, par exemple, l’audace de s’aventurer dans le RER ou le métro en fin de soirée. Mais est-ce vraiment une nouveauté?

Pour qui relit Victor Hugo, Balzac ou Zola, le phénomère n’est pas entièrement nouveau. S’ils n’étaient pas „bobos” (terme qui me serait d’ailleurs presque sympathique), voyez - du côté de la Plaine Monceau ou dans les loges de l’Opéra - ces bons bourgeois enrichis du Second empire qui ne valaient guère mieux, prétentieux, imbus, arrogants à souhait. Quant aux mauvais sujets, la ville en regorgeait, du moins à en croire nos lectures. Certaines rues étant alors transformées le soir en véritables coupe-gorge. Gavroche, notre („votre”) cher Titi? J’avoue que je n’aurais pas toujours aimé en rencontrer un en tête-à-tête, le soir, au coin d’une rue. Voitures brûlées? Oui. Mais les barricades, qui les a inventées? Certes, pour une cause plus honorable, mais, malgré tout....

Phénomène nouveau, par contre: le nombre croissant des immigrés ou jeunes issus de l’immigration, dont beaucoup (mais pas tous) suscitent l’inquiétude. Pour la plupart, parqués dans des ghettos. Bien qu’ils ne constituent pas la majorité, je ne saurais le nier et le problème est sérieux. Autrefois, nous avions bien nos Auvergnats et nos Bretons, alors tant décriés. Mais, il est vrai, plus pacifiques. Quant à nos ghettos actuels (Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve), repensons à ces quartiers populaires de l’Est parisien dont la réputation ne fut pas toujours des plus brillantes, si l’on remonte le temps.  

D’aucun vont me trouver d’une naïveté affligeante. Je le reconnais. Natif de Paris, mais résident de longue date à l’étranger je ne m’y rends plus que pratiquement en touriste. Partant, non confronté aux milles tracas de la vie quotidienne, d’autant que mes visites se limitent le plus souvent à la ville intra muros sans trop d’escapades dans les quartiers excentrés. Donc avec une vision probablement déformée. Mais aussi un recul qui me préserve de tout préjugé.      

 

Ceci dit, au fil de mes nombreux séjours effectués à Paris depuis bientôt douze ans, j’avoue toujours aimer autant cette ville. Probablement ai-je de la chance (ou la vue basse), mais sur ces dizaines de visites, je n’ai eu à subir aucune désagrément, bien au contraire. Serveurs conviviaux, échanges avec des vendeuses,  passants ou usagers des transports. Sans parler de la détente dans les nombreux parcs de la ville (au demeurant bien entretenus): le Luxembourg, les Jardins du Palais royal! Rien que de bons souvenirs. Seule réserve: le métro parisien avec ces interminables couloirs et escaliers à vous mettre K.O et aussi ces invidus qui montent vous faire la manche. Les touristes? Oui, et alors? Personnellement, je les aime bien et apprécie de les voir visiter - et probablement aimer - notre ville.

 

 

Enfin, pour répondre à Elisabeth Lévy, „terrain de jeux”? Et alors? Personnellement, j’apprécierais plutôt, pourvu que l’on n’en abuse pas. Telle cette opération „Paris Plages”, que je crois plutôt appréciée, même si elle offre davantage un décor qu’une véritable occasion de farniente (les places étant limitées). Un décor, pourquoi pas? Car Paris est aussi un théâtre où il se passe toujours quelque chose.

Je vois ici les petits malins qui vont me citer les attentats terroristes en guise de violent démenti. Justement, c’est bien là la preuvre que Paris restera toujours Paris, quoi qu’il arrive. Paris qui, au demeurant, en a vu bien d’autres (La Terreur, la Commune, l’Occupation, Mai 68) et s’en remettra toujours. Résidant à Budapest, je m’entends ici souvent citer Paris comme une ville dangereuse, dont la population serait presque au bord de la panique. S’ils savaient!

Budapest. Justement, l’une des rares villes avec Paris où j’aime vivre. Alors, cessons donc cette autoflagellation, maladie bien française. Mes compatriotes parisiens me font parfois l’impression d’enfants gâtés qui ne savent pas la chance qu’ils ont, même si la vie n’y est pas toujours facile. Mais qu’ils regardent donc ailleurs! Peut-être un bon stage forcé l’hiver à Fribourg (que mes amis suisses me pardonnent!), Andorre ou, plus près de nous  Maubeuge, les ferait-il changer d’avis? Tentons l’expérience.

 

 

 

PW- 21 juillet 2017

 

 

 

(2): publié par sa veuve à titre posthume en 1964. Autre écrivain amoureux de Paris: Stefan Zweig

(1): Causeur, 20 juillet 2017.

A franciaországi abortusz számokban

2016-ban 212.000 abortuszt végeztek Franciaországban.

France-Hongrie: deux peuples vus à travers leurs hymnes nationaux

Mệme pour qui n’est pas féru de sport, les rencontres internationales, de plus en plus répandues de nos jours, présentent au-delà de leur contenu un intérệt non négligeable: celui de nous faire découvrir des hymnes nationaux jusque là jamais entendus. Découvertes parfois surpenantes.... Une véritable mine d’or, ces chants nationaux, dans la mesure où ils sont censés refléter l’état d’esprit d’une nation.

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